Nous avons triomphé Ombre Therin, une fois de plus. Les troupes ennemis qui ont posé pied dans nos contrées ont foncé inconsciemment dans notre embuscade comme des frêles chevreuils dans la gueule du loups. Elles furent erradiquées sans la moindre pitié, bien qu'il ait s'agit malheureusement de Natifs.
s'écria un des rôdeurs Elfes à son officier, en bure noir toute sale, et sous laquelle brillait pourtant une resplendissante armure d'où était fixé des prunelles de saphirs et de gemmes. Celui qui accueillit sa réponse, hocha la tête d'un froncement de sourcil sans que la victoire douce, et la vengance satisfaite, n'ait changé le moindre détail à son expression mélancolique, puis soupira profondément en lui tendant une lettre.
Excellent. Maintenant, pars attacher cette missive à notre meilleur faucon, le plus preste, le plus élancé. Elle doit parvenir rapidement à l'Adan, qu'il déploie de toute urgence ses ailes, contre vents et marées s'il le faut, en direction de Prévèze, là-bas où ont amené les pas de notre guide.
La missive parviendra. Adrien qui nous protége des éléments saura m'en être témoin. Aina eressëa sindarìn. Après une profonde révérence, le rôdeur s'enfut avec la lettre, délaissant sans plus un regard an arrière le Chef des Ombres, éminent protecteur du Royaume Elfique au nom de son maïtre, Jund Arakasï, et récemment second à l'administration du Palatinat. Celui-ci qui se fit fort de se détourner de lui pour s' en retourner à ce qui le préoccupait au premier plan de son esprit.
En effet, une fois seul, Lew Therin, s'affaissa sur un siège en lierre, couvert de racines, comme fasciné par la flamme de la bougie qui brûlait près de lui sur la table de bric et de broc devant laquelle il s'étendait au milieu d'une caverne, dont les parois vous donnaient l'impression de créer une multitude d'illusions de couleurs et vous faisait tourner la tête. Pendant un moment, le chagrin le submergea. L'Elfe n'aspirait rien tant que d'aller se réfugier dans le bois sacré qui environnait la grotte, s'y agenouiller devant l'arbre coeur et prier pour des jours paisibles, prier pour la paix intérieur mais aujoud'hui troublée de l'Outre-Mer.
Tôt ou tard, si les pillages ne cessaient guère, au moins dans leur grande majorité, le pays succomberait à la folie fratricide, et Tol Aëna serait la première concernée. Les rapports de combats étaient édifiants, une multitude de troupes avaient tenté de franchir leur frontières, et de dévaster leur terres, à chaque fois elles avaient été repoussées, matées, annihilées sans peine. Mais le sang qui coulait et la colère des Elfes d'Aëna qui s'étendait devant la traîtrise de certains et la multiplication des actes sacrilèges, ne prévisageait rien de bon pour la suite des évènements.
Il fallait dès lors anticiper sans attendre au risque d'un gachis sans précédent. Arakasï, nouveau Palatin, nouveau dirigeant depuis peu, se devait de réagir. Or il n'était pas là, ce qui occasionnait bien des problèmes. Néanmoins Lew Therin, savait prendre des iniatitives dans les moments décisifs, et il allait sans hésiter le faire revenir en ces lieux, tourt en prenant pendant ce temps d' astucieuse dispositions, comme l'aurait approuvé entièrement son ami d'enfance Jund, et comme le stipulait le côde des Rôdeurs.
Il reprit en main l'ultime message qu'il adresserait aux seigneurs d'Outre-Mer. Un simple rouleau, crissant sous les doigts, de parchemin blanc scellé de cire dorée, de nombreux mots fins en lettres d'or, des traînées de tâche d'encre de sang pour faire effet.
Lyew saisit plusieurs feuilles vièrges, trempa la plume dans l'encrier et se mit à écrire sur chacune d'entre elles avec les mêmes mots, les mêmes dénonciations, les mêmes supplications.
Au même moment derrière lui et sans un bruit, apparurent deux mystérieux êtres encapuchonnés dans leur robe traditionnelle bleue nuit avec des entrelacs et des gravures d'étoiles argentées de cérémonie, donnant l'impression de voir la voûte étoilée se déplacer elle même en deux fois sous la nuit ambiante.
Que nos rôdeurs s'atellent à faire parvenir ce message à tous les Seigneurs d'Outre-Mer.
Si fait, Ombre Therin.
s'écria un des rôdeurs Elfes à son officier, en bure noir toute sale, et sous laquelle brillait pourtant une resplendissante armure d'où était fixé des prunelles de saphirs et de gemmes. Celui qui accueillit sa réponse, hocha la tête d'un froncement de sourcil sans que la victoire douce, et la vengance satisfaite, n'ait changé le moindre détail à son expression mélancolique, puis soupira profondément en lui tendant une lettre.
Excellent. Maintenant, pars attacher cette missive à notre meilleur faucon, le plus preste, le plus élancé. Elle doit parvenir rapidement à l'Adan, qu'il déploie de toute urgence ses ailes, contre vents et marées s'il le faut, en direction de Prévèze, là-bas où ont amené les pas de notre guide.
Spoiler :
Jund, cher guide et cher ami,
J'ai peur que bientôt l'Outre-Mer ne succombe à la guerre civile. La colère des Aënils contre les pillards traîtres à leur sang s'étend d'Est en Ouest dans les contours de l'île et l'appel aux armes se fait de plus en plus pressant.
Nos ombres ont déjà riposté avec sévérité dans les contrées d'un village humain qui osa nous défier plusieurs fois, en réponse à l'échec de leur frappes sur nos terres, déterminées par une indicible volonté de destruction.
Vous devez revenir immédiatement, apaiser la tension et voir à bloquer cet engrenage qui menace de faire s'écouler un flôt de sang sur tout le continent, Tol Aëna d'ailleurs au coeur de ce conflit naissant.
Lyew, votre serviteur.
La missive parviendra. Adrien qui nous protége des éléments saura m'en être témoin. Aina eressëa sindarìn. Après une profonde révérence, le rôdeur s'enfut avec la lettre, délaissant sans plus un regard an arrière le Chef des Ombres, éminent protecteur du Royaume Elfique au nom de son maïtre, Jund Arakasï, et récemment second à l'administration du Palatinat. Celui-ci qui se fit fort de se détourner de lui pour s' en retourner à ce qui le préoccupait au premier plan de son esprit.
En effet, une fois seul, Lew Therin, s'affaissa sur un siège en lierre, couvert de racines, comme fasciné par la flamme de la bougie qui brûlait près de lui sur la table de bric et de broc devant laquelle il s'étendait au milieu d'une caverne, dont les parois vous donnaient l'impression de créer une multitude d'illusions de couleurs et vous faisait tourner la tête. Pendant un moment, le chagrin le submergea. L'Elfe n'aspirait rien tant que d'aller se réfugier dans le bois sacré qui environnait la grotte, s'y agenouiller devant l'arbre coeur et prier pour des jours paisibles, prier pour la paix intérieur mais aujoud'hui troublée de l'Outre-Mer.
Tôt ou tard, si les pillages ne cessaient guère, au moins dans leur grande majorité, le pays succomberait à la folie fratricide, et Tol Aëna serait la première concernée. Les rapports de combats étaient édifiants, une multitude de troupes avaient tenté de franchir leur frontières, et de dévaster leur terres, à chaque fois elles avaient été repoussées, matées, annihilées sans peine. Mais le sang qui coulait et la colère des Elfes d'Aëna qui s'étendait devant la traîtrise de certains et la multiplication des actes sacrilèges, ne prévisageait rien de bon pour la suite des évènements.
Il fallait dès lors anticiper sans attendre au risque d'un gachis sans précédent. Arakasï, nouveau Palatin, nouveau dirigeant depuis peu, se devait de réagir. Or il n'était pas là, ce qui occasionnait bien des problèmes. Néanmoins Lew Therin, savait prendre des iniatitives dans les moments décisifs, et il allait sans hésiter le faire revenir en ces lieux, tourt en prenant pendant ce temps d' astucieuse dispositions, comme l'aurait approuvé entièrement son ami d'enfance Jund, et comme le stipulait le côde des Rôdeurs.
Il reprit en main l'ultime message qu'il adresserait aux seigneurs d'Outre-Mer. Un simple rouleau, crissant sous les doigts, de parchemin blanc scellé de cire dorée, de nombreux mots fins en lettres d'or, des traînées de tâche d'encre de sang pour faire effet.
Lyew saisit plusieurs feuilles vièrges, trempa la plume dans l'encrier et se mit à écrire sur chacune d'entre elles avec les mêmes mots, les mêmes dénonciations, les mêmes supplications.
Eminents Citoyens et Seigneurs d'Outre-Mer, je vous salue.
Permettez que je me présente à ceux pour qui mon sceau apposé à cette lettre que d'aucun d'important recevra, ne signifierait rien.
Jund Arakasï, récemment élu à la gouvernance de notre Nation par le Peuple, et originaire de Tol Aëna, royaume maritime et sylvain niché dans les contrées occidentales, forestières et côtières de notre pays.
Je vous écris et j'en appelle à un grand rassemblement, un grand conclave car les dangers nous guettent.
Notre Nation se divise, subit le pillage des uns et des autres. La félonie de certain n'a d'égale que leur aveuglement, leur imprudence. Nous tendons les yeux fermés vers l'irrespect, le chaos. A t-il seulement fallu que la menace de l'Empire de Kalamaï s'évanouisse pour qu'à nouveau les Seigneurs d'Outre-Mer se comportent en bêtes, en sauvâges et qui se tirent dans les pattes ?
Ou est donc passé l'unité de la Nation ? L'Outre-Mer n'est -elle plus que le vestige d'un grand éboulement, reposant bien loin au-dessous des nuages qu'elle dominait jadis ? Je refuse de croire que tout ce qui a été édifié jusqu'à récemment ne s'assimile désormais à un funesté passé malgré l'étiolement grandissante de ma confiance envers les Seigneurs qui dominent nos contrées aujourd'hui.
En tant que Palatin affligé par une telle marque de décadence, de faiblesse d'intelligence, je ne suis puis demeurrer inactif devant le détricotage un à un de nos idéaux - et ce de la main même des Natifs -, et la montée en puissance des hostilités qui se profilent à l'horizon.
Car oui, la guerre fratricide menace. Et là j'en viens à ceux qui ont été victimes de pillages par leur compatriotes. Aussi vrai qu'ils aiment passionnément les Natifs, ils ne sauraient tolérer plus longtemps que leur ressources leur soient enlevées, leur terres usurpées dans l'ensemble par ceux qu'ils considèrent comme leur propres frères.
Qu'il y ait des individus crapuleux qui fassent exception, je puis aisément le comprendre, et nous les combattront mais que tous s'atellent à élever la main contre les leurs comme si c'était de joyeuse tradition chez nous, c'est une condition inacceptable.
Elle n'amènera qu'à la discorde et à l'incompréhension générale.
J'appelle à la tolérance, à la discussion, à la compréhension, et peut être aussi à la diplomatie pour ceux que ça intéresseraient.
Ainsi un grand conclave de Seigneurs que vous êtes appelés à rejoindre au Chastel de Synodar, sera organisé à la prochaine lune. C'est là que vous ferez entendre vos opinions, ce que vous souhaitez, êtes prêt à concéder et déterminerez vos volontés concernant notre futur commun.
L'enjeu sera important, n'en doutez pas un instant.
Aussi, le port de l'arme sera autorisé, mais l'escorte - si vous souhaitez venir accompagné - ne devra guère dépasser plus de trois hommes. Sachez que le bâtiment sera cerné par les troupes Palatines, qui ont fait serment de servir l'ordre et ne toléreront pas le moindre écart hostile.
Il n'y a donc aucun lieux de craindre quoi que ce soit.
Je vous attendrai en lieux et place,
Arakasï, Palatin d'Outre-Mer.
Au même moment derrière lui et sans un bruit, apparurent deux mystérieux êtres encapuchonnés dans leur robe traditionnelle bleue nuit avec des entrelacs et des gravures d'étoiles argentées de cérémonie, donnant l'impression de voir la voûte étoilée se déplacer elle même en deux fois sous la nuit ambiante.
Que nos rôdeurs s'atellent à faire parvenir ce message à tous les Seigneurs d'Outre-Mer.
Si fait, Ombre Therin.